SPORT AU PLURIEL

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mardi 10 mai 2011

Mondial Quatar 2022 : Issa Hayatou et Jacques Anouma accusés de corruption

De nouvelles accusations contre des dirigeants du football africain. Le Président de la Confédération Africaine de Football (CAF) et vice Président de la Fédération Internationale de Football et Association (FIFA) et le Président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) Jacques Anouma membre du comité exécutif sont accusés de corruption selon le magazine britannique Sunday Time. Ils auraient monnayé leur vote pour le Qatar.

Issa Ayatou et Jacques Anouma

Une fois de plus des dirigeants du football africain accusés de corruption. Il s’agit de l’ivoirien Jacques Anouma membre du comité exécutif de la FIFA et le camerounais Issa Ayatou vice-président de la FIFA selon les révélations faites par le magazine anglais Sunday Time. Les deux dirigeants du football auraient monnayé leur vote pour une somme de 1,5 millions de dollars. Ce n’est la première fois que des dirigeants du football africain sont accusés de corruption. Bien avant le Nigérian Amos Adamu avait été banni, accusé de violations du code d’éthique de l’organisation lors du vote pour l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022. Une affaire qui si elle s’avérait, entacherait l’image du football africain. En plus des deux barrons du football africain, huit autres personnalités sont également accusées d’avoir reçu de l’argent de la part du Qatar.

Le Président de la Fifa Sepp Blater s’est dit choqué par cette nouvelle. Il attend d’avoir des preuves avant se prendre une décision.

lundi 9 mai 2011

Coupe de la Confédération : l’Union Sportive des Forces Armées (USFA) éliminée


L'Usfa est éliminée de la Coupe de la Confédération
L’Union sportive des Forces Armées (USFA), ne jouera pas les huitièmes de finale bis de la Coupe de la Confédération malgré sa victoire 1 # 0, devant les Sunshine Star du Nigéria. Ce match retour des huitièmes de finale s’est disputé au Stade Sangoulé Lamizana de Bobo Dioulasso le dimanche 9 mai 2011. Cette délocalisation s’explique par des travaux de réfection au Stade du 4 août de Ouagadougou et à la volonté de l’USFA de jouer sur le gazon naturel. Au match aller, les militaires burkinabè s’étaient inclinés sur le score de deux buts à zéro. En rappel l’USFA s’était qualifié au tour éliminatoire sans avoir jouer (contre l’Africa Sport d’Abidjan qui n’avait pas pu effectuer le déplacement en raison de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire).

Tournoi As des As : l’AS SONABHY s’impose devant l’Etoile Filante de Ouagadougou (EFO)

L’AS SONABHY à remporter la troisième édition du tournoi de basketball dénommé « As des As ». L’équipe pétrolière a battu l’Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) par le score 44 buts contre 38.

Il a fallu attendre le quatrième quart-temps pour voir l’AS SONABHY venir à bout de l’Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) lors de la finale du tournoi « As des As » en basketball. La finale de la troisième édition de ce tournoi s’est jouée le samedi 8 mai 2011 sur le plateau de l’Université de Ouagadougou. Les Stellistes finalistes malheureux l’année dernière devant l’AS SONABEL prennent le contrôle du match dès les premiers instants de jeu. Ils font preuve d’engagement et de volonté dans cette premier quart-temps qu’ils remportent par 22 contre 17. Malgré les efforts de l’AS SONABHY, l’EFO continue de mener au score 26 # 18 lors du deuxième quart-temps mais avec une avance de seulement 3 points. Profitant de la fatigue de leur adversaire, les pétroliers réussissent à remonter le score et réduisent l’écart à un point lors du troisième quart-temps avant de l’emporter au dernier (44 # 38) avec huit points d’écart.

Ce tournoi selon les deux équipes, leur permet de jauger de leur niveau et de préparer le championnat national de basketball prévu pour le 14 mai 2011 au palais des sports de Ouagadougou 2000.

samedi 7 mai 2011

18ème journée du Fasofoot, deuxième défaite d’affiler de l’ASFA Yennenga

La 18ème journée du championnat national de football de première division du Burkina s’est jouée le samedi 07 mai 2011 sur les différents stades du pays. Elle a été marquée par la deuxième défaite du leader devant l’Union Sportive de Ouagadougou (USO).

Asfa Yennenga, champion sortant

La machine du leader du championnat burkinabè de football de première division l’ASFA Yennenga est en panne. Le champion sortant est tombé (2#1) devant le promu l’Union Sportive de Ouagadougou (USO). C’est la deuxième défaite consécutive des jaune et vert de la capitale après le match perdu devant l’Union Sportive des Forces Armées la semaine dernière (2#1). Malgré cette défaite, l’ASFA Yennenga garde la tête du championnat. Avec un match en retard les unionistes qui signent leur retour en première division peuvent prendre la tête du championnat en cas de victoire.

Pour le compte de cette 18ème journée, l’Union Sportive du Yatenga (USY) est venu à bout de l’USCO de Banfora (2#1) au Stade Municipal de Ouahigouya. Le Bouloum Poukou Sport de Koudougou (BPS) a battu à domicile l’AS Sonabel par le score de deux buts contre un. Les électriciens de Ouagadougou ont terminé le match à dix. Le Racing Club de Bobo Dioulasso en déplacement à Kaya s’est imposé (2#0) devant la lanterne rouge le Sanmatenga Football Club (SFC). A Bobo Dioulasso l’AS Maya et Bobo Sport se sont séparés sur un score nul (0 #0).

Le match Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) # l’Union Sportive du Forces Armées (USFA) a été reporté à une date ultérieure en raison de la rencontre entre les militaires et le club nigérian de Sunshine en Coupe de la Confédération.

 
Classement du championnat national de football

1er ASFA Yennenga 37 pts

2ème USO 36 pts

3ème RCB 34 pts

4ème USFA 31 pts

5ème AS Sonabel 30 pts

6ème EFO 29 pts

7ème BPS 24 pts

8ème Bobo Sport 21 pts

9ème ASK 10 pts

10ème AS Maya 19 pts

11ème USY 19 pts

12ème Sourou Sport 12 pts

13ème USCO 9 pts

14ème SFC 4 pts

Coupe de la confédération : l’USFA affronte Sunshine du Nigéria à Bobo Dioulasso

Après sa qualification sans jouer contre l’Africa Sport d’Abidjan, l’Union Sportive des Forces Armées (USFA) affronte en match retour de la Coupe de la Confédération Sunshine du Nigéria. Le match qui était prévu au Stade du 4 août de Ouagadougou le samedi 7 juin a été délocalisé à Bobo Dioulasso.
L'USFA sont confiants pour ce match retour

 
Le match retour de la Coupe de la Confédération qui oppose les Burkinabè de l’Union Sportive des Forces Armées à l’Union Sportive des Forces Armées (USFA) à aux Nigérians de Shunsine ne se jouera pas à Ouagadougou mais à Bobo Dioulasso. La raison de la délocalisation de ce match à Bobo Dioulasso est la conséquence de travaux de réfection au Stade du 4 août de Ouagadougou. Ce match retour est prévu pour le dimanche 8 mai 2011 au Stade Sangoulé Lamizana. Au match aller, l’équipe militaire s’était inclinée par le score de deux buts à zéro. L’équipe entrainée par Issa Balboné, et Zakaria Zeba, eux-mêmes anciens joueurs du club doit impérativement s’imposer avec trois buts d’écart ou au cas d’une victoire de deux à zéro, essayé de se qualifier pour les tirs-au but. De retour du Nigéria, l’USFA a battu en championnat, le champion en titre et leadeur du championnat par le score de deux buts contre un. Une victoire qui pourrait donner confiances aux joueurs burkinabè.



vendredi 6 mai 2011

Paulo Duarte & les binationaux

Le sélectionneur portugais du Burkina-Faso revient sur l’actu polémique qui secoue la France.


Paulo Duarte "le football français garde les meilleurs, nous les autres


Comment as-tu perçu ce scandale autour de la FFF concernant l’idée d’imposer des quotas visant à limiter le nombre de binationaux chez les Bleuets ?

La France est un pays qui connait beaucoup d’immigration. Et il y a un grand mélange de nationalités, de couples mixtes, de métisses. Quand un enfant nait, il peut avoir le choix entre deux pays. La France du football regorge de talents et il n’y pas de toute façon pas de place pour tous. Mais cette question est aussi une lame à double tranchant. Parfois, le fait d’être international A jeune, donne de la visibilité et certains agents poussent certains joueurs à se décider vite pour d’autres nations que la France.

Que faut-il faire dans cas ?
Mais on ne peut pas contrôler les choix futurs des joueurs binationaux. Ou alors on leur coupe les jambes à la naissance ! Qui joue au football ? Les classes populaires et, en France, elles sont souvent originaires d’Afrique ou du sud de l’Europe. Dans mon enfance, il n’y avait pas de Playstation, on jouait au foot. On était modestes. Pour beaucoup d’entre eux, le foot est leur salut.

En tant que sélectionneur d’une nation africaine, le Burkina-Faso, as-tu l’impression de piller la formation française ?
Nous, on récupère les restes et c’est déjà beaucoup ! Parce que la France possède énormément de joueurs de grande qualité et c’est le premier pays à offrir des joueurs à l’Afrique. Le foot français garde les meilleurs et les pays africains prennent les autres. La plupart de ces joueurs attendent trois, quatre ans avant de basculer vers leur pays d’origine.

« On ne peut pas contrôler les choix futurs des joueurs binationaux. Ou alors on leur coupe les jambes à la naissance ! »

Toi qui a été entraîneur en France, l’un des rares étrangers ces dernières saisons, comment as-tu été reçu par tes confrères ?

J’ai été très bien accueilli. C’est vrai que j’étais l’un des seules entraîneurs étrangers mais j’ai été très bien reçu. Lorsque j’ai annoncé que signais au Mans on m’a prévenu que que je pourrais avoir certaines difficultés du fait que je n’étais pas français et que le syndicat des entraîneurs, l’UNECATEF, était très uni derrière ses entraîneurs. Mais j’ai aimé la France. Et puis un syndicat se doit d’être uni. Le seul vrai problème que j’ai rencontré c’est pour mes diplômes. J’ai dû prouver l’authenticité de chaque document qui pourtant est reconnu par l’UEFA, je devais me justifier de tout, apporter les preuves que j’avais été entraîneur en D1 à l’étranger… Les démarches ont duré un mois ! C’était exagéré…

Pourquoi d’après toi il y-a-t-il si peu d’entraîneurs étrangers en France, selon toi ?
Je ne sais pas… Et je trouve que ce n’est pas en harmonie avec l’histoire du football français. Les techniciens étrangers sont rares en France. Pourtant, je pense que le progrès et l’évolution naissent du débat des idées et des cultures. Tout le monde le fait sauf la France et j’en ignore les raisons…
Sources  Blogolo

Basket-ball : décès de Thomas Compaoré


Thomas Compaoré
Encore, un autre sportif burkinabè qui disparait. Le basketteur Thomas Compaoré, victime d'un malaise le jeudi 5 mai 2011 en soirée à son arrivée au gymnase Robert-Porte de Beauvais a rendu l’âme rapporte le site ParisNarmandie. Thomas Compaoré joueur et entraîneur des jeunes, le est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à l'hôpital de Beauvais.


Né le 9 septembre 1987 à Ouagadougou, l'intérieur burkinabé avait évolué à l'ALM Evreux en France durant la saison 2006-2007. Thomas Compaoré a évolué auparavant à l’AS SONABHY.
Que les dieux de la balle au panier t'accompagne dans ta dernière demeure.
Boukari Ouédraogo

mercredi 27 avril 2011

Illy Ibrahim champion d’Afrique cadets : « Je suis monté en puissance »

Le centre de formation Kada School International était représenté dans l’équipe nationale cadette du Burkina Faso championne d’Afrique avec cinq joueurs. Ibrahim Illy pensionnaire de centre et joueurs des Etalons cadets parle de la CAN, son entrée à Kada School International. Pour le mondial cadet 2011 prévu au Mexique, il espère faire mieux que la génération de 2001 troisième à Trinadad et Tobago lors de la coupe du monde cette catégorie.



Illy Ibrahim Etalon cadet


Quel souvenir gardes-tu de ce jour où vous avez remporté la Coupe d’Afrique des Nation cadets au Rwanda ?

Ce jour où nous avons soulevé le trophée, j’avoue que c’était une grande joie, parce que c’était la première fois que le Burkina Faso remportait une coupe d’Afrique en football. Vraiment, C’était la joie. Il y’avait l’ambiance durant toute la nuit. C’est un jour inoubliable pour moi.

Une finale de coupe d’Afrique est un rêve pour tout footballeur africain. Alors comment as-tu vécu cette finale ?

Au début du match, ce n’était pas facile. Vers la 30 ème minute, j’avais écopé d’un carton jaune. Le coach m’a appelé et il a essayé de me calmer parce que le dossard 10 rwandais était bon balle au pied. Comme j’étais chargé de l’attaqué, il me fallait jouer avec sérénité. Ce que j’ai essayé de faire pendant tout le match pour être à la hauteur de cette finale.
 
Des progrès

Le début avec les Etalons n’a pas été facile pour toi parce que tu as perdu ta place de titulaire entre temps. Il fallu te battre pour retrouver une place de titulaire…

Effectivement, ce n’était pas facile. Au match aller en Afrique du Sud (perdu 4#2), j’ai joué en tant que titulaire. Mais au match retour, c’était un peu compliqué pour moi. Nous avions fait un mauvais match à l’aller. L’entraineur a voulu réaménager le groupe. Donc j’ai perdu ma place pour le match retour. J’étais quand même dans le groupe. J’ai réussi le test de l’IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) à Dakar au Sénégal et je me suis dis tant que je suis dans le groupe, il suffit que je me batte et j’aurai ma place de titulaire. J’ai toujours été dans le groupe jusqu’à la CAN au Rwanda. J’ai raté le match d’ouverture contre le Rwanda (Ndlr perdu 2 #1). Le coach m’a fait rentrer à la 21ème minute lors du deuxième match contre le Sénégal. J’ai prouvé que j’étais en forme. Contre l’Egypte pour le troisième match, j’ai été aligné en tant que titulaire. Depuis lors, le coach m’a fait confiance pour le reste de la compétition. Je suis monté en puissance au fil des matches.

En parlant de test IRM, beaucoup de joueurs en ont peur. C’était le cas de Ibrahim Illy ?

En tous cas, ce n’était pas facile. Nous sommes arrivés là bas le 24 décembre, la veille de Noël. C’est le jour de Noël que nous avons fait le test de l’IRM. J’avais confiance en moi-même parce que je savais que je n’avais pas triché. Dieu merci, ça s’est bien passé. Seulement nous n’étions pas contents parce que certains joueurs ont été recalés après le test. C’était la déception dans le groupe. Mais nous venons d’apprendre qu’il y a eu des erreurs et certains joueurs qui avaient été recalés pendant la CAN ont été rappelés. Ce soir nous serons en regroupement et je pense qu’on aura l’occasion de se voir (Ndlr l’entretien a eu lieu le 22 février 2011).

De retour de Kigali après avoir remporté le trophée, vous saviez que vous alliez être accueilli. Quel a été votre sentiment quand vous avez vu la foule qui est sortie vous accueillir ?

(Silence)… Ha ! Depuis que je suis né, je n’ai jamais vu ce monde. Je profite de l’occasion pour leur dire merci. Vieux, jeunes enfants, je dis merci à tous ceux qui sont sortis nous soutenir pendant tout le trajet de l’aéroport au palais présidentiel. A Bobo Dioulasso, c’était pareil. Depuis l’entrée de la ville, les gens sont venus nous félicité, vraiment, ça m’a marqué. Je pense que ce sera mon plus beau souvenir.

Formé à Kada School International

On sait que Kada School, le centre de formation crée par Wilfried Sanou et Jonathan Pitroipa avait cinq joueurs présents à la CAN, en plus d’un autre joueur qui a été écarté du groupe pour blessure. Comment es tu arrivé dans ce centre qui est basé à Ouagadougou ?

Mon entrée au centre de formation Kada School, n’était pas facile. Je vous explique. Le test se passait dans toutes les villes du Burkina. De Ouahigouya à Bobo Dioulasso en passant par Koudougou. Moi je faisais partir du groupe de Bobo Dioulasso. On était 1017 joueurs à prendre part au test. C’est 17 joueurs qui ont été retenus. Si j’avais su qu’il y’avait 1017 joueurs inscrits et qu’on n’allait retenir 17 seulement, je n’aurai pas fait le test. Après les phases de présélections, l’acte final a eu lieu au Stade Municipal de Ouagadougou. J’étais dans le groupe de 30 joueurs retenus pour intégrer le centre. Après le test médical, ils ont retenus 17. J’étais parmi.

Actuellement, comment ça se passe pour toi ?

Oui ça se passe bien au centre. On ne se plaint pas, surtout avec nos deux coachs qui sont à nos côtés. Tout se passe bien. Quand on a des problèmes, le « Papa Pitroipa » (Ndlr il s’agit de Jean Baptiste Pitroipa le père de Jonathan Pitroipa) est à notre écoute

Est-ce que tu as eu des contacts avec des cubs d'autres pays pendant le tournoi ?

Oui, j’ai eu des contacts. Par exemple, il y a le responsable d’un club tunisien qui me suit. Nous échangeons par mail. Il m’a déjà appelé par téléphone pour prendre de mes nouvelles. Mais j’ai posé le problème au papa de Pitroipa, qui va suivre le dossier. Sinon, je suis là pour le moment.

La Can cadette est passée. Il reste le mondial qui aura lieu au mois de juin au Mexique. Quels seront les objectifs des Etalons cadets ?

Pour le mondial, nous comptons dépasser nos grands frères. Depuis le temps des Wilfried Sanou, Enock Conombo etc. qui s’étaient classés troisième devant l’Argentine de Lionel Messi, et Carlos Tevez, le Burkina Faso n’a plus réalisé cet exploit. Nous espérons faire mieux. Toute l’Afrique compte sur nous. C’est vrai nous ne sommes pas la seule nation africaine qui participe au mondial mais tous les regards seront braqués sur nous parce que le Burkina Faso est champion d’Afrique et nous devons faire honneur au continent.

Boukari Ouédraogo

mercredi 20 avril 2011

Judo: Sévérine Nébié, première championne d’Afrique en du Burkina

La judokate Sévérine Nébié vient de remporter la première médaille en or en judo pour le Burkina Faso. La Burkinabè a battu en finale dans la catégorie des moins de 63 kilogrammes la tenante du titre l’algérienne Saïdi Kahina


Après les Etalons cadets à la Can de leur catégorie au Rwanda en janvier 2011 et le maillot jaune des Etalons cycliste au tour du Cameroun, le Burkina Faso vient de remporter la médaille d’or aux championnats d’Afrique de judo au Sénégal grâce à Sévérine Nébié. En finale, la judokate burkinabè est venue à bout de la championne d’Afrique sortante l’algérienne Saïdi Kahina. Malgré une fin de combat difficile, Sévérine Nébié a réussi à tirer son épingle du jeu dans la catégorie des moins de 63 kilogrammes. Ce titre met l’athlète burkinabè en pole position pour obtenir le ticket qualificatif des jeux olympique de Londres (Angleterre) 2012. Cette médaille d’or continentale est une première pour le judo burkinabè. Ce titre est aussi la preuve du progrès de la jeune burkinabè depuis son entrée au centre de Petit Couronne dans le département de la Seine Maritime en France grâce à la bourse « Solidarité Olympique ». Le rêve de Sévérine Nébié vient de se réaliser, elle qui avait été troisième en 2009. Elle avait également raté les jeux Olympiques de 2008 pour une blessure. A 28 ans, elle tient là, une occasion de se racheter et pourquoi pas essayer de décrocher une médaille aux jeux olympiques de Londres. Avant ces échéances, Sévérine Nébié devra participer à plusieurs autres compétitions à Rio, São Paulo à Miami et surtout aux championnats du monde prévu au mois d’Août. Le titre de championne d’Afrique lui donnera plus de confiance pour la suite de la carrière.

lundi 11 avril 2011

Si les grands navigateurs portugais prirent la route du sud dans l’espoir de contourner l’Afrique, quelques siècles plus tard, un de leur compatriote, Paulo Duarte, à lui préférer embrasser les terres continentales, et apporter une dose de bonne espérance au pays des hommes intègres : le Burkina. Sur les terrains de jeu, les Etalons franchissent les obstacles au galop. A l’horizon, une participation à la CAN Orange 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale est déjà quasiment acquise. La seconde consécutive pour ce pays classé à la 40ème place du classement FIFA, et qui a fait un bond prodigieux de 70 places depuis l’arrivée de Paulo Duarte en 2007. Entretien avec celui que l’on surnomme le Mourinho africain.


Paulo Duarte


Paulo, depuis votre arrivée à la tête du Burkina, la sélection nationale n’a jamais été aussi brillante, quel est votre secret ?

Le secret, c’est le travail. Sauf que les choses plus complexes que cela, car tu peux bien travailler et ne pas avoir de bons résultats.
Mais il a quand même une explication à cette excellente passe que vous traversait avec le Burkina…
J’ai changé les règles. Quand je suis arrivé, rien n’existait. Tout le monde s’immisçait, le ministre des Sports comme le président de la Fédération. Au final, l’entraîneur ne faisait pas l’équipe. Les joueurs qui jouent en Europe exigent désormais de bonnes conditions. Et quand tu arrives en stage, que ta chambre est trop étroite ou alors qu’il n’y a pas de climatisation, tu ne peux pas être au haut niveau. J’ai discuté avec les dirigeants et j’ai changé tout cela. J’ai dit aux joueurs que c’est moi qui ferai l’équipe, et qu’à partir de ce moment-là, il y avait des règles et un état d’esprit.

Avez-vous été quand même subi une certaine ingérence dans votre travail ?

Dès mon premier stage, j’ai écarté quatre joueurs importants, certains qui étaient arrivés en retard et d’autres qui ne comprenaient pas les règles de vie. Ces joueurs étaient parmi les plus importants du pays, leur mise à l’écart fut une véritable bombe au Burkina et au sein du groupe. C’est une polémique qui a duré plus de 6 mois dans les médias. Mais ils ont compris qu’il avait quelqu’un qui commandait. Chacun a vu que je ne parlais pas pour parler. Je parle et je fais !

Ces mises à l’écart, était-ce aussi un moyen de créer de l’émulation au sein de l’effectif ?

Oui, ce fut le cas. Pour moi, il n’y a pas de grands joueurs ou des vedettes dans cette équipe, il doit seulement y avoir des jeunes qui veulent faire gagner leur équipe. Parfois, tu peux avoir des joueurs vedettes qui ne donnent pas l’exemple une fois sur le terrain. Ils gèrent leur effort ou se reposent sur leur statut, et cela n’est pas acceptable. C’est l’entraînement qui fait la différence. Et tous les joueurs ont compris ce message. Lors de cette mise à l’écart, j’ai joué avec des joueurs moyens et on a marqué quatre fois pendant une rencontre en Tunisie. Ce fut le début de l’aventure.

Le Burkina Faso est désormais 40ème au classement FIFA, les Etalons sont-ils plus respectés à l’échelle continentale ?

On commence à ressentir du respect de la part de nos adversaires. A l’indice de la CAF, on est la cinquième ou la sixième nation. On est tête de série lors des tirages au sort pour les qualifications à la CAN. On évite donc des poids lourds comme la Tunisie ou la Côte d’Ivoire. C’est plus facile pour se qualifier.

Pouvez-vous espérer plus avec cette équipe ? Une qualification pour le Mondial serait-elle dans les cordes de vos Etalons ?

Oui, c’est possible. Et j’en rêve. La dernière fois, nous avions gagné 10 matches, et perdu les deux rencontres qu’il ne fallait pas face à la Côte d’Ivoire. A domicile, nous avions pourtant joué notre match, nous aurions pu gagner 5-2, mais nous avons perdu 2-3. L’adversaire était pourtant la meilleure équipe d’Afrique sur le plan des individualités. Mais certainement pas la plus forte collectivement, ce qui est en revanche notre point fort. Je crois que nous sommes capables aujourd’hui de disputer une place pour une qualification au Mondial.

La CAN Orange 2012 pourrait être une excellente préparation…

Oui, c’est certain. Je pense que si on va à la CAN 2012, on fera une CAN très différente de celle que nous avons joué en Angola, car nous sommes déjà meilleurs, plus expérimentées. Et les joueurs commencent à être de plus en plus titulaires dans leur club. Notre équipe est en phase ascendante alors que d’autres sont en régression. L’Egypte est vieillissante, le Nigeria est irrégulier, le Cameroun aussi. Certains n’ont pas renouvelé leur effectif. Alors que nous avons une équipe avec 26 ans de moyenne d’âge, et des perspectives avec eux sur 5 ou 6 ans.

« Je ne suis pas Mourinho. Je suis Paulo Duarte »

Vous avez travaillé avec Mourinho (à l’Uniao Leiria), vous avez entraîné au Portugal en première division, Comment êtes-vous finalement arrivé en Afrique ?

Quand j’étais à l’Uniao Leiria, nous avions recruté un joueur qui s’appelle Ousseni Zongo, qui est actuellement encore au Portugal. Son agent et un représentant de la Fédération burkinabè l’ont accompagné pendant une semaine au club, ils ont vu ma manière de travailler, et après une conversation, ils m’ont proposé le Burkina. J’ai d’abord dit non, et puis j’ai réfléchi car c’est une sélection nationale et non pas un club. C’est donc plus intéressant au niveau de la visibilité.

Au point que vous êtes désormais surnommés le Mourinho d’Afrique. Avez-vous envie de prendre une sélection plus forte ?

Le Burkina est un pays qui aime le foot et qui joue bien mais son impact médiatique n’est pas fort. Je sais qu’un jour ça viendra, tranquillement. Je me fais un nom dans le football africain. J’ai eu des opportunités pendant la dernière CAN, le Mali m’a contacté cinq heures avant mon match face au Ghana. Ce que je sais, c’est qu’un jour j’irai ailleurs, et que cela passe aussi par des bons résultats avec le Burkina. Quant à mon surnom… On dit que je suis le Mourinho d’Afrique mais je ne suis pas Mourinho. Je suis Paulo Duarte. Mourinho, il est 1000 fois meilleur que moi. Je veux mon espace. Je suis un jeune de 40 ans. Il me reste encore 20 ans pour faire carrière. Je veux rester tranquille.

Votre nom avait circulé pour le poste de sélectionneur en Angola après la CAN. Pourquoi l’affaire n’a-t-elle pas abouti ?

Trop d’hésitations. On avait négocié mon contrat pendant un mois. J’étais le deuxième choix et, quand j’ai discuté avec les dirigeants, le nom de Laszlo Bölöni avait aussi surgi comme troisième option. On s’est mis d’accord sur le salaire, les primes de match, les objectifs mais jamais on ne s’est posés à une table pour signer. Le jour où on m’a appelé pour le faire, les conditions avaient changé alors j’ai dit non.

Comment gérez-vous votre vie entre le Burkina et votre famille au Portugal ?

Je partage mon temps entre les deux. 15 jours en Afrique, et le reste au Portugal. Je me suis adapté à l’Afrique, j’aime ce continent. Quand je suis au Portugal, il n’y a pas de souci, car on est bien organisé, et on connaît les réalités de notre groupe. J’ai donné la préférence à une sélection nationale, car je peux aussi gérer ma vie familiale.

Charles Kaboré, un des joueurs clés de la sélection des Etalons est très polyvalent avec l’OM. Il joue milieu défensif, relayeur ou même latéral droit. Comment l’utilisez-vous ?

Charles Kaboré n’est ni un 6, ni un latéral. C’est un milieu relayeur, un joueur qui aime courir, aller de l’avant et harceler son adversaire. C’est un joueur d’axe.

Vous êtes le dernier entraîneur portugais en date de la Ligue 1, avec Le Mans. Quel souvenir gardez-vous de cette première partie de saison 2009-2010 ?

J’avais toutes les conditions pour avoir du succès, mais il m’a manqué une chose fondamentale dans le football : la chance. On a tapé 14 fois les poteaux en 14 journées ! Il a peut être manqué aussi de faire venir des joueurs. On avait perdu quatre éléments majeurs : Yohann Pelé, Gervinho, Mathieu Coutadeur et Paulo André. On a juste fait venir João Paulo. Le Mans était peut être le seul club du monde à ne pas s’être renforcé en 2009-2010. Il nous manquait au moins quatre joueurs. La priorité pour le club était de financer le stade. Mais malgré tout cela, on jouait bien. On avait une qualité de jeu mais on ne marquait pas assez de points.